Un an après le passage de l’examen, le bilan!

1 an après le passage de l'examen, le bilan!
1 an après le passage de l'examen, le bilan!

Un an, cela passe finalement très vite. Pourtant, lorsque je regarde le chemin parcouru depuis l’obtention du Certificat d’opérateur radio, j’ai parfois l’impression que plusieurs années se sont écoulées tant les découvertes, les expériences et les rencontres ont été nombreuses.

Il m’a semblé intéressant de mettre par écrit ce que cette première année m’a apporté. Car le radioamateurisme ne se résume pas à des contacts radio ou à des antennes : c’est aussi un formidable vecteur d’apprentissage, de partage, d’entraide et d’amitié.

Je vais donc tenter de vous raconter, un an après l’examen, cette première année d’activité, avec honnêteté, recul et sans langue de bois, afin d’en dresser le bilan le plus fidèle possible.

Un an après le passage de l’examen : le bilan

Trente ans de radio, vingt ans d’absence, une année de redécouverte

Le 13 janvier 2025 restera une date importante dans mon parcours radio. C’est en effet ce jour-là que j’ai obtenu ma « licence radioamateur ».

Pourtant, lorsque je regarde dans le rétroviseur, je ne peux pas considérer cette date comme le véritable début de mon aventure sur les ondes.

Comme beaucoup de radioamateurs, mon histoire avec la radio a commencé bien avant l’obtention de mon indicatif.

Mon premier contact avec les télécommunications remonte même à l’enfance. Avec un ami qui habite à quelques dizaines de mètres de chez moi, nous avions commencé avec deux boîtes de conserve reliées par un fil tendu. Avec le recul, cela paraît amusant, mais c’était déjà une façon de découvrir le plaisir de communiquer.

Quelques années plus tard, grâce notamment au père de cet ami qui était radioamateur, nous découvrons la CB.

Très rapidement, ce qui n’était au départ qu’un moyen de discuter entre copains devient une véritable passion. Je découvre le DX, les contacts internationaux, les cartes QSL et l’univers fascinant de la propagation.

À cette époque, j’utilise notamment un Président Grant qui me permet de découvrir les bandes dites « supérieures » et « inférieures ». Grâce à une certaine facilité avec l’anglais, je prends rapidement goût aux contacts internationaux.

Le virus du DX est alors définitivement installé.

Les années d’apprentissage

Quelques mois seulement après mes premiers contacts à longue distance, je commence déjà à construire mes propres antennes.

Ma première directive est une HB9CV. Très vite, je m’oriente vers les Delta Loop, qui deviendront au fil du temps ma spécialité.

Je réalise notamment une Delta Loop cinq éléments pour la bande des 11 mètres, une réalisation ambitieuse pour l’époque mais rendue possible grâce à ma formation technique.

Parallèlement, j’intègre plusieurs groupes internationaux dont Alpha Tango, qui me permettent de découvrir un univers beaucoup plus vaste que celui de la simple CB locale.

Les contests font déjà partie de mes activités favorites.

Avec plusieurs amis, nous créons même notre propre groupe DX : Oscar Radio.

Durant cette période, le matériel évolue également.

J’acquiers d’abord un Yaesu FT-77 qui me permet d’écouter les bandes amateurs, puis un Kenwood TS-450SAT acheté avec mon premier salaire.

Pendant des années, j’écoute les bandes HF, j’apprends, j’expérimente, je construis des antennes et je découvre progressivement l’univers radioamateur sans encore en faire officiellement partie.

Je fréquente même le radio-club F6KLV afin d’apprendre la télégraphie.

À cette époque, l’épreuve de Morse est obligatoire pour accéder pleinement aux bandes HF.

Malheureusement, entre les études, le travail et les contraintes du quotidien, je ne parviens jamais à consacrer suffisamment de temps à cet apprentissage.

Le projet radioamateur est alors repoussé.

Sans le savoir, pour très longtemps.

Une parenthèse de vingt ans

Après plusieurs années comme automaticien, je crée ma propre entreprise.

Comme beaucoup d’entrepreneurs, je dois faire des choix.

La radio passe progressivement au second plan.

Ce qui devait être une simple pause se transforme finalement en une parenthèse de près de vingt ans.

Pour autant, ces années précédentes m’auront permis d’accumuler une solide expérience technique.

J’ai eu l’occasion de découvrir les satellites, la SSTV, les premiers modes numériques, le packet radio, les BBS, les systèmes de couplage d’antennes ou encore les stacks VHF.

Avec un ami, nous réalisions même des systèmes permettant d’interfacer les transceivers avec l’informatique bien avant que cela ne devienne courant.

Lorsque je quitte la radio, je revends pratiquement tout.

Ou presque.

Car au fond d’un carton restent un poste CB, une antenne Santiago 1200 et un microphone de table Adonis.

Sans savoir qu’ils allaient un jour me ramener sur les ondes.

Le retour aux sources

Près de vingt ans plus tard, lors de travaux à la maison, je retrouve ce matériel.

Par curiosité, je décide de le remettre en service.

L’antenne est posée provisoirement sur les acrotères de la maison.

Je me cale sur la fréquence d’appel du 11 mètres.

Et là, la magie opère immédiatement.

J’entends la Nouvelle-Zélande.

Puis l’Australie.

Puis une expédition depuis les îles Chatham.

Mieux encore, je parviens à la contacter avec mon simple poste CB et mon antenne mobile.

Le virus est de retour.

Durant quelques mois, je replonge complètement dans le DX.

Plus de 150 entités sont contactées sur le 11 mètres.

Puis une idée refait surface.

Pourquoi ne pas passer enfin cette licence radioamateur laissée de côté trente ans auparavant ?

Et là, surprise.

J’apprends que l’épreuve de télégraphie n’est plus obligatoire.

Tout s’accélère.

Quelques semaines de révision de la réglementation, les excellents lives de préparation de Ludo F5PBG, une inscription auprès de l’ANFR pendant les vacances de Noël et me voilà convoqué pour le 13 janvier 2025.

L’examen est réussi.

L’aventure peut commencer.

Un an après, la découverte d’un nouveau monde ?

Je pensais connaître la radio.

En réalité, je ne connaissais qu’une petite partie de ce que le radioamateurisme allait me faire découvrir.

La première chose qui m’a frappé est l’interconnexion mondiale.

Logs en ligne.

Confirmations automatiques.

Awards.

Diplômes.

Cartographies.

Statistiques en temps réel.

Suivi des activations.

Suivi des locators.

Synchronisation des contacts.

Nous sommes très loin de la carte du monde punaisée au mur de mes débuts.

Le FT8 représente également une découverte majeure.

Même si j’avais connu les premiers modes numériques, le niveau d’automatisation et les outils modernes changent complètement l’approche du trafic.

Très rapidement, bien moins qu’un an après, je retrouve mon âme de chasseur.

DXCC en phonie.

DXCC en FT8.

Locators.

Awards.

Objectifs personnels.

Un mois après mes premiers contacts, le seuil des 100 DXCC est franchi.

Encore un mois plus tard, les 200 DXCC suivent.

Aujourd’hui, je m’approche des 260 entités et une carte du monde digitale pleine d’épingles virtuelles.

POTA, contests et rencontres

Cette première année a également été marquée par les activités de terrain.

Sous l’impulsion de mon ami Alain F4MAI, je découvre véritablement l’univers du POTA.

Je développe alors une station portable basée sur une Delta Loop onde entière pour le 20 mètres et un dipôle pour les bandes basses.

Chaque sortie devient un mélange de technique, d’expérimentation et de convivialité.

Les contests constituent également une révélation.

Bien sûr, les concours existent sur le 11 mètres.

Mais le monde du contest radioamateur évolue dans une tout autre dimension.

Pratiquement chaque week-end, une compétition est organisée quelque part dans le monde.

Ma première participation sérieuse à un concours phonie français sera la Coupe du REF 2026.

Avec une station relativement simple et en catégorie Low Power, je parviens à intégrer le Top 10 à peine un an après ma première ligne de log.

D’autres résultats viendront ensuite confirmer que les acquis du passé restent précieux.

Mais au-delà des performances, ce sont surtout les rencontres qui marquent.

Des passionnés comme Alain F4MAI ou Sébastien F4LSL illustrent parfaitement ce qui fait la richesse de notre activité : le partage; Partager :

  • Une Expérience
  • Une Découverte
  • Une Compétence
  • Une Passion

Un an après, et la naissance de F4KOW

Cette notion de partage m’a naturellement conduit vers un autre projet.

Lorsque j’étais jeune, le radio-club F6KLV représentait un lieu de rencontre et d’apprentissage essentiel.

Sa disparition en 2006 a laissé un vide important sur l’agglomération de Vichy.

Pourtant, les passionnés sont toujours là.

Alors avec plusieurs amis radioamateurs locaux, nous avons décidé de recréer une dynamique.

C’est ainsi qu’est né à la fin de l’année 2025, F4KOW que nous avons baptisé « AZIMUT DX, Pôle RadioAmateur« .

Le radio-club est encore jeune, mais il a déjà trouvé sa raison d’être : réunir les passionnés, favoriser les échanges et transmettre les connaissances.

Car le radioamateurisme n’existe réellement que lorsqu’il se partage.

Un an plus tard

Alors quel bilan tirer après cette première année ?

Près de 260 DXCC au tableau de chasse..

De nombreuses activations POTA et plus de 850 contactées.

Des contests internationaux.

Des résultats encourageants.

De nouveaux amis.

Un radio-club créé.

Et surtout une passion retrouvée.

Au fond, cette année m’a appris une chose essentielle.

Je n’avais pas perdu la radio.

Je l’avais simplement mise entre parenthèses pendant vingt ans.

Le 13 janvier 2025 n’a donc pas marqué le début de mon histoire avec les ondes.

Il a marqué le début d’un nouveau chapitre.

Et ce chapitre ne fait que commencer.

3 Comments

  1. Bonjour, vous avez réalisé un très sympathique site Internet agréable à consulter.
    Felicitations,
    AU plaisir de se croiser sur les ondes
    73’s QRO F4LPH

  2. L’aventure continue, et encore pleins de choses à découvrir, j’adore ton état d’esprit, motivation et sagesse, bravo Oli

  3. Tellement heureux d’avoir croisé ta route Oli et de marcher à tes côtés depuis le 13/01/2025. Ton histoire ressemble à la mienne presque mot pour mot, tu es mon frère de radio.

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